Un père et son jeune fils errent dans un monde en ruines, fuyant la domination d'un gang de rescapés devenus cannibales pour survivre. Face au grand-guignolesque “2012″ de Roland Emmerich, John Hillcoat propose dans son dernier film sorti cette semaine une vision de l'apocalypse bien différente : “Le film fonctionnera à plusieurs niveaux. Il peut être lu comme le voyage métaphorique d'une âme, une fable, un conte de fées pour adultes sur la transmission d'une génération à l'autre, une histoire sur la caractère inéluctable de la mort et sur la plus grande peur des parents : la culpabilité et la douleur de laisser un enfant derrière eux. Ce sera aussi un avertissement, un conte moral sur la nécessité de faire prévaloir sur toutes choses la bonté, la confiance, l'espoir et la foi face à l'horreur et la destruction imminente. Sur un autre niveau, le film pourra être vu comme une aventure épique, sombre, terriblement réaliste et viscéralement pleine de peur et de tendresse. Nous sommes tous les témoins d'une nouvelle époque de conflits moraux et nous sommes tous hantés par le spectre d'une catastrophe environnementale à l'échelle globale qui entraînerait la fin de notre monde.” Adapté du best-seller éponyme de Cormac McCarthy, “The road” se révèle être une oeuvre d'une noirceur extrême, emmenée par l'interprétation inspirée de Viggo Mortensen (”Le seigneur des anneaux”). Les scènes “chocs”, violentes, saisissantes, se succèdent rendant un peu légère l'interdiction au public de moins de douze ans. Une route à suivre mais déconseillée aux âmes sensibles…
